mercredi 20 septembre 2017

Jamais plus

Illustrations : Photos Christian BAILLY







Jamais plus…
Je ne baisserai plus les yeux,
Jamais plus je ne me tairai,
Jamais plus je ne me cacherai.
De ne plus mentir, je fais le vœu.

















Je ne me voilerai plus la face,
Je ne ressentirai plus la honte,
Enfin ce sentiment, je surmonte,
Comme chacun, ici, j'ai ma place.
















Je n'oublierai pas ce que je sais,
Je dis notre bonheur est mérité,
Bien trop ont souffert d'avoir été,
Souffrent encore de cet état de fait.















Peu d'êtres sont enclins à la bonté,
Ne savent rien de la souffrance
Infligée par une telle naissance,
De leur chance d'avoir été épargnés.
















La vie, un mauvais jeu de hasard,
M'avait réservé deux mauvais sorts,
Je l'ai maudite, mais j'avais tort,
Me voilà plus fort même bâtard.
















Aujourd'hui, je veux bien exister,
Aux yeux de tous être ce que je suis,
T'aimer, être aimé par toi à la folie,
Finir avec toi mes jours comptés.













Jamais plus, les yeux, je ne baisserai,
Jamais plus je ne me cacherai,
Jamais plus je ne me tairai,
Jamais plus je ne mentirai,
Jamais plus je ne me cacherai,
Jamais plus la face, je ne me voilerai,
Jamais plus la honte, je ne ressentirai,











Jamais plus …
Jamais plus tes bras, je ne quitterai.


Je suis à toi à tout jamais….

Christian Bailly
Tous droits réservés
03/06/2013

dimanche 17 septembre 2017

Obédience

Illustrations :  Sherwin Of Prague







Un mot de toi, et je deviens ton esclave.
Un regard sur moi, j'attends tes ravages.
Un baiser de toi, et je t'offre ma chair.
Une caresse, je fais de toi mon tortionnaire.




















Oui, fais-moi prendre le goût aux enfers,
De ta sensualité, je désire sentir les fers.
Je t'aime à la folie, la déraison me déprave,
De tes désirs, je veux connaître les entraves.








 






Sous le bandeau, mets mes yeux au secret,
Pour qu'ils ne t'inspirent pas le regret,
Pour que chacun de tes actes me questionne,
Pour que l'appréhension me soumissionne.


















Fais-moi sentir les morsures de la douleur,
De la fessée, fais-moi ressenti la chaleur,
Écartèle mon désir, bâillonne mes soupirs,
Muselle mon sexe obscène qui t'inspire.




















Emprisonne, mes couilles sans vergogne,
Elles attendent que tes mains les besognent.
Je brûle de ressentir le cuir cuire ma chair,
Sentir du harnais et du collier l'arbitraire.










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Sur mon corps, laisse-toi aller à tes délires,
De tes appétits, partage avec moi le pire.
De tes envies, je veux découvrir les fantaisies,
Sur moi, de ton obscure, affiche les hérésies.















Et quand, à bout de souffle, ton désir empressé
Attendra par sa délivrance, l'ultime félicité,
Délivre-moi et fais-moi chienne, louve, catin,
Fais-moi gémir sous tes virils coups de reins.



















Fais de moi ton esclave, fais de moi ta chose,
Délivre enfin mon corps de ses névroses,
Sature mon cul de putain de ta jouissance,
Et tu auras de mon cœur la reconnaissance.



















Une caresse et je pardonne mon tortionnaire.
Un baiser de toi, pour apaiser ma chair.
Un regard sur moi, et j'oublie tes ravages.
Un mot de toi, et à vie, je suis ton esclave…




Christian Bailly
Tous droits réservés
14/09/2017

vendredi 15 septembre 2017

Au nom de la loi


Illustrations : Rick Herold








Peu importe ce que nous sommes,
Ce qui importe vraiment,
C'est ce que nous ne sommes plus,
Au nom de tous et de la loi.


















Au nom de la loi,
Nous ne sommes plus des parias,
Aux yeux de tous, le même droit,
Enfin reconnu, paraphé par l'Etat,
Bien disposé à notre endroit.






















Au nom de la loi,
Voilà, l'amour enfin légitimé,
Quel que soit, de chacun, le choix.
Pourvu qu'il veuille bien s'engager
Pour l'éternité sur cette voie.

















Au nom de la loi,
Nous ne sommes plus invisibles,
Nous avons le droit d'exister.
À nos amours indéfectibles,
Au grand jour semblable pérennité.

















Au nom de la loi,
Nous pouvons partager l'amour,
Comme tout un chacun,
Y croire pour toujours,
Nous engager sur un parchemin.










Au nom de la loi,
Le décret d'application signé,
Au diable les vieux préjugés,
Pour un monde d'égalité,
Et le droit à tous d'aimer.

Amour · Arbre en coeur



Le 23/04/2013, Les Députés adoptent le mariage gay.
Le 17/05/2013, Les Sages valident le mariage pour tous.

Christian Bailly
Tous droits réservés
18/05/2013

mardi 12 septembre 2017

Je te donne…



Je te donne…
Mes rêves pour en faire des chimères,
Mes chimères, car je sais tes fantasmes,
Mes fantasmes pour racoler ton corps,
Mon corps jusqu'à épuiser ta chair,

Anges Masculins- Fantasme Masculin - Art Gay

Je te donne…
Ma chair pour inspirer ton désir,
Mon désir pour apaiser ton plaisir,
Mon plaisir pour libérer ton âme,
Mon âme pour attiser ta flamme,

Rick Herold 

Je te donne...
Ma flamme pour enfiévrer ton amour,
Mon Amour pour embellir ta vie,
Ma vie pour te faire oublier la mort,
À ma mort l'éternité de notre amour…

Juliusz Martwy


À toi ces mots en procession

En gage de mon immortelle passion…

Lord Orlando


Christian Bailly
Tous droits réservés
05/06/2013

dimanche 10 septembre 2017

Inconvenances

Illustrations Rick Herold



 



J'entends bien de ton amour
Tous ses beaux discours.
Le murmure de ton désir
Effleure mon corps qui soupire.

Les ailes de tes caresses
Se posent avec délicatesse
Sur ma virilité en éveil,
Elle attend que tu l'émerveilles.
















Le souffle de ton envie
Frôle mes tétons affermis.
Ta bouche avide, sur eux,
Affiche son tempérament orageux.



















Alors je deviens ta chose,
Avec amour, tu en disposes.
Tu sèmes sur ma chair, l'enfer,
Ma lance se fait dure comme le fer.



















Mon corps à toi se propose,
S'offre à tout ce que tu oses.
Je sens ta fureur grandir,
Ton envie irrésistible de m'envahir.


















La décence, nos corps ignorent,
L'amour, ils commémorent.
De m'aimer, tu assouvis ta rage,
Tu me promets ton sirupeux breuvage.














Ton corps cambré par le plaisir,
Enfin, se laisse dessaisir.
À ta charge, je ne puis résister,
Par ton désir profondément poignardé,


Je meurs sans me retenir.
De ma volupté, tu peux te saisir.
Tout à notre mutuelle extase,
Sur nos lèvres jaillit une dernière phrase…




Je t'aime…





Christian Bailly
Tous droits réservés
31/05/2013